Budget: Le temps des cathédrales… Est-ce que le glas sonne?
Hé oui, il est venu le temps des cathédrales! Car il est venu le temps de préparer le budget d’opération 2010. Tout un travail d’acrobatie. Et où tout l’arsenal religieux y est souvent représenté à répétition de façon sonore. En tout cas, c’est une répétition annuelle pour moi.
Dans un de mes billets précédents, je vous mentionnais qu’on m’avait demandé mes prévisions, mes pronostics pour l’année 2010. Réalistement, je le concluais en révélant que je ne vois pas de soleil à l’horizon 2010.
Les revenus ou les dépenses?
Toute une question cela. Devrais-je commencer par budgéter les revenus ou les dépenses? Bof, pour les revenus des gouvernements, les montants sont connus, ils sont stables et non indexés, alors assez faciles à prévoir. Pas de devinettes en cela. Les salaires, les frais de loyer, la papeterie, la téléphonie et bien d’autres frais ont augmenté annuellement. Mais… pas les subventions d’opérations. Donc si je veux couvrir mes frais d’opération, je devrai trouver les revenus outre part. Presque un nœud gordien, ça!
Les revenus de la taxe d’hébergement
Alors là, c’est le cataclysme. Elle va diminuer, j’en suis convaincu. C’est évident. Moins de clients, donc moins de nuitées, donc moins de taxes d’hébergement, donc moins d’argent pour la promotion et le soutien au développement. J’ai beau chercher, mais je reviens toujours à la même conclusion. Si mes coûts d’opérations augmentent de 2% et mes revenus de taxes baissent de 5%, il va me manquer 7% pour investir dans les mêmes promotions que l’année 2009. Donc, je vais réduire la promotion et attirer encore moins de touristes. Il me semble que je ne m’en sors pas.
Solution : Mon salaire à zéro
N’est-ce pas une idée à envisager? À court terme, probablement, mais si le même scénario se répète encore quelques années, je devrai bientôt payer pour venir travailler. Alors là, j’ai comme une petite gêne qui m’habite, voire un cri ecclésiastique. Je ne crois pas pouvoir convaincre mon créancier hypothécaire et mon épicier, ni mon garagiste de participer au soutien de l’industrie touristique en remplacement de mon pécule.
Réviser nos méthodes de travail?
Ah… Peut-être une partie de la clé de la solution. Est-ce normal d’envoyer une employée dans un salon aux USA pendant 3 jours, pour distribuer 250 cartes? Tout cela à coût de près de 2,500$ sans compter le temps de travail à compenser. Oui, je le pense, cela fait assez dispendieux de la carte distribuée. Si vous multipliez cela par 7 ou 8 organisations comme la mienne qui assiste à ce même salon pour les mêmes résultats, cela fait un coût total assez imposant. Tout le monde travaille fort et avec ardeur, mais est-on efficient?
Le plus sérieusement du monde…
C’est que c’est la même situation budgétaire qui revient annuellement dans la majorité des organismes gouvernementaux et paragouvernementaux. Le budget total n’augmente pas d’année en année, mais les frais eux poursuivent leur croissance. Donc les services s’en trouvent diminués. Et rarement, les façons de faire sont-elles remises en question.
Dans un hôpital, si vous pouvez obtenir le décompte total des employés en contact avec les patients versus ceux qui sont assignés aux tâches administratives, vous seriez surpris du ratio. Et ô comble de la technocratie, ils n’ont pas trouvé la solution informatique pour informatiser les dossiers.
Solution inédite pour le CHUM… atchoummmm !!!! Bâtissez-le donc en profondeur, on ne pourra pas voir les conneries, le toit ne sera pas à refaire, on peut esquiver les contorsions d’architecture et on y accèdera directement en métro.
Hé oui…Prochain arrêt : Salle d’urgence. Touchons du bois, pas de passe-droit.
Corolaire : Il y a des tentatives qui sont parfois… assez surprenantes
Pour activer les vacances des Québécois au Québec, qui n’a pas vu cette publicité? À cet effet, je me suis fait un sondage maison et les résultats ont été assez surprenants. J’ai demandé à des gens des services gouvernementaux en Mauricie s’ils pouvaient me décrire la publicité ci-jointe. Vous pouvez ne pas me croire, mais personne ne s’en rappelait. Disons que je ne connais personne qui a applaudi devant cette publicité.





M. Nollet,
Pour la pub, effectivement, on pourra repasser. Belle facture visuelle, mais un message alambiqué.
Pour le budget, le moto est toujours le même : toujours plus avec toujours moins. Toujours plus de médium promotionnel, d’opportunité, de concurrence, pour un ratio touriste/destination toujours plus précaire.
Selon moi, la solution passe par le rassemblement des forces, car 22, c’est beaucoup !