L’industrie touristique au Québec : Doit-elle changer?
J’ai maintenant complété mon analyse de l’intouchable sentiment d’appartenance. Je me suis penché sur ce que je suis, sur les moyens dont je dispose et sur ce que je peux faire pour que les choses changent. J’ai une équipe formidable qui veut générer de la richesse pour toute la région et elle va y parvenir à force de tr av ail et de détermination.
Toutes les associations touristiques et leurs équipes triment dur pour mettre en valeur son coin de pays, sa région administrative (sic…) selon des moyens généralement très limités et souvent avec des contraintes locales et régionales insoupçonnées. Chacune a des comptes à rendre à de multiples intervenants. Certains de ceux-ci sont plus contraignants que facilitants. Ce serait dans la normale des choses, me dit-on. Ou plutôt que je n’y comprends rien…
La structurïte à outrance est souvent coûteuse et ankylose trop fréquemment les actions. Si vous dressez la liste de tous ceux qui interviennent individuellement ne serait-ce que dans la promotion de l’industrie touristique à quelque niveau que ce soit, l’exercice en soi est concluant : il y a des efforts qui ne portent dé finitivement pas fruit.
À chaque problème, on se créé un comité, on discute – que dis-je! – on se concerte, mais pendant qu’on semble avancer, il y a des destinations concurrentes qui agissent et qui prennent les devants.
Les paroles s’envolent, mais les blogues restent
Je sais. Je devrais m’imposer une cure de silence, car mon point de vue dérange et bouscule alors qu’on devrait sérieusement envisager de changer certaines façons de faire ou ajuster certains modèles d’affaires. Mais bon, je me tais. Ou j’essaie, tout au moins.
C’est exactement ce que je fais. Je ne parle plus, mais j’écris. Terminé les discussions de corridor.
Parce que les paroles s’envolent et les écrits restent. Le silence est d’or et les paroles sont d’argent, mais les écrits sont de l’eau. Elles sont la vie et son essence. Qui connaîtrait Socrate, Platon ou Aristote s’ils n’avaient pas écrit? Suis-je prétentieux? Je ne me compare pas à eux, détrompez-vous. Je constate.
Les prétendants
Mais quand je constate le nombre incalculable d’intervenants qui ont mille prétentions de mieux gérer la taxe d’hébergement que les ATR, je dis : Soyez très prudent, car je suspecte et j’entends beaucoup de légendes urbaines que certains ont plaisir à amplifier. Oui, il est évident que dans chaque gestion, chacune pourrait être plus efficiente. Toutefois, faut-il jeter l’eau, le bain et le bébé?
Il y a des réussites qui auraient difficilement atteint les mêmes sommets, si elles s’étaient noyées dans un grand ensemble aseptisé et favorisant le mur à mur.
Des faits
Selon les dernières données de Statistique Canada, les retombées monétaires des touristes en Mauricie seraient passées de 236,8 à 378,1 millions de dollars de 2006 à 2008, soit 59% d’augmentation en 2 ans. Disons que j’ai une petite gêne sur l’ampleur de la croissance constatée, mais que somme toute, ce fut une évolution positive pour cette industrie dans la région.
Qu’en est-il de leurs résultats?
Je demeure avec un léger doute bien enraciné sur les performances de ces prétendants. S’ils ont une boussole qui les mène quelque part, celle-ci doit être collée sur un pôle magnétique, car l’aiguille de leurs actions semble trop souvent aller en tout sens.
Il y a de quoi, parfois, en perdre le nord. La main gauche ne semble pas savoir ce que la main droite fait et vi ce-versa. Qu’on admette que certains jalousent les moyens financiers dont les ATR disposent maintenant grâce à des politiciens visionnaires de l’époque des anné es 1995-2000. Il n’y a qu’un pas à franchir et je n’ai aucun remords de traverser ce Rubicon.
Car qu’est-ce que ces prétendants ont-ils fait ensemble des millions qu’ils avaient à gérer? Qu’en est-il de leurs performances ? Quels sont leurs indices de mesure de cette performance? Quand se sont-ils remis en question ? S’ils avaient un rôle de leader et/ou de rassembleur, comment l’ont-ils exercé et quels furent leurs résultats? Quelle a été la portée de leurs actions?
Un virage lent, mais nécessaire
J’ai lu un billet de Jean-Michel Perron (Trois mousquetaires, 12 janvier 2010) qui me laisse penser qu’il y aura un virage. Quoiqu’avec un paquebot, cela prend un certain temps.
Et si en plus, on veut faire effectuer un virage complet à l’ensemble de la flottille de cette industrie, le message devra être simple, clair, rassembleur et unique:
- Avec un dollar à quasi-parité avec les USA, est-on encore monétairement une destination attrayante?
- Avec l’euro à 1,60$ dollar et plus, où en sommes-nous face à ce pouvoir d’achat européen accru?
Devant l’éventualité des révisions et contractions budgétaires au Québec, les questions fusent :
- Quel est le futur réservé aux opérations des centres infotouristes de Montréal et Québec et dans les postes frontaliers ? Remarquez qu’en région, aucun argent de l’État ne vient soutenir les bureaux d’informations touristiques.
- Quel est le futur des envois postaux de document d’information touristique (brochures, guides, etc.) ?
- Quelle est la suite pour les Grands Prix du Tourisme ? Après tout, on a travaillé passablement fort pour garder cette vitrine bien vivante de l’industrie.
Bref, faut-il déshabiller Jacques pour que tout le monde se retrouve tout nu? Aussi bien travailler à Punta Cana, y’a pas de glace noire en hiver et on peut y vivre presque tout nu, 12 mois par année.
Travailler dans le même sens

Qui n’a pas déjà entendu parler de la politique d’accueil québécoise établie suite à une longue étude et des consultations en 2002 ?
Il devait même y avoir de l’argent de l’État devant soutenir ce réseau, déjà soutenu à bout de bras par des chambres de commerce, des MRC, des villes et villages, des CLD et des ATR. Force est de constater que les obligations, les règles et les contraintes se sont accumulées au fil des années, mais pas les moyens financiers, loin de là. On a parfois l’impression de tourner en rond.
Il est vivement à souhaiter que des poids lourds de l’industrie mettent le poing sur la table.






Boy,
t’es en feu cet hiver mon ami André !
J’aime bien te lire pour ton côté enflammé et impétueux, mais on y regagnerait au niveau de discussion si tu élaborais un peu plus ton idée, sur certains points de tes énoncés.
par exemple….on fait du sur place ….pendant que d’autres avancent ou «prennent les devants» ???lesquelles ? et qu’ ont-elles fait ces destinations gagnantes? pour arriver a ces résultats
ça nous donnerait des arguments de discussion si tu proposait par exemple ton opinion sur des cas d’espèces ou sur des solutions que TU évalues comme étant les bonnes pour notre destination
QUID?
SALUTATIONS AMICALES al