L’équité, la cohérence… Est-ce encore possible?
L’idée d’une loterie à 3$ offrant des gratteux et mettant en vedette des forfaits touristiques est en soi originale, nul doute. Et je salue son idéateur, ses supporteurs et la ville de Québec qui ont su rassembler les entreprises qui y participent.
Faute d’une nouvelle image de marque, elle se fera reMARQUER par son gratteux.
Selon les informations diffusées et rapportées sur Canoë, plus de 2 300 000 billets seront distribués dans 8 700 points de vente de l’agence Loto-Québec au cours des mois de juillet, août et septembre 2010. Et si tous les billets sont vendus, cela devrait rapporter environ 200 000$ au fonds des évènements de la ville de Québec. C’est environ 5%. C’est peu, mais ça fait parler de Québec, nul doute.
Libre concurrence (subventionnée) entre les régions
Là où j’ai le poil qui me dresse, c’est de tenter de comprendre comment une ville, un fond quel qu’il soit, puisse utiliser une force de vente étatique pour se promouvoir. Si c’est la libre entreprise et la libre concurrence entre les régions avec la complicité des sociétés d’État, on n’est pas sorti de l’auberge.
Loto-Québec a un programme de soutien aux évènements fort important et probablement fort approprié pour plusieurs évènements. Mais tenter d’en connaître les montants investis dans chacun de ceux-ci demeure un élément ultraconfidentiel. Presque une question de sécurité d’État!
La répartition de cet apport financier dans chaque région serait sûrement intéressante à connaître.
Mais soyons bons princes en souhaitant que la répartition de ce soutien soit équitable et que des gens avec une vision globale de la répartition de ces fonds y veillent de façon constante.
Toutefois, la mise en vitrine de ce « gratteux » au profit d’une ville ou du fond des évènements entraîne inexorablement un déséquilibre accentué de la répartition des fonds générés par cette agence et une croissance des disparités.
Ce qu’on semble oublier…
Il s’agit semble-t-il d’une première au Québec, d’un «test» selon Loto-Québec, qui ne craint pas nécessairement de faire des jaloux ailleurs dans la province. «On est ouverts, naturellement, si quelqu’un d’autre avait un beau projet, mais c’est une première, alors on verra.» a commenté prudemment Marie-Claude Paré de Loto-Québec.
Il m’apparaît incroyable de lire cette affirmation. Je suis donc jaloux, nécessairement!!!
Soit, mais j’ai le goût de soutenir une demande à Loto-Québec du village de Val-Jalbert ou de St-Herménégilde de la Potence qui voudrait ce prévaloir de ce nouveau programme. Pourquoi serait-il refusé ? Dites-le moi.
Alors, il y a quelqu’un, quelque part, qui a oublié qu’il y a 17 régions administratives au Québec et qu’il y a une structure de promotion touristique mise en place depuis plus de 25 ans par le gouvernement québécois. Et que cette structure compte plus de 10 000 entreprises membres.
J’ose imaginer que de réunir un minimum de 500 à 750 forfaits aurait été possible et surtout bénéfique pour l’ensemble du Québec.
Mais je comprends donc que tout est possible. Alors, j’en appelle aux idéateurs de soumettre de nouvelles idées, car nous avons maintenant accès à un réseau de vente très bien structuré. En passant, j’ai un forfait pour la Vieille prison de Trois-Rivières qui n’est pas piqué des vers.
Y a-t-il un preneur? Vous n’en reviendrez pas.
Mon propos, ma voix qui s’élève ne demande qu’une chose : que ce genre d’offensive de promotion originale soit offerte à l’ensemble des régions pour le bénéfice de l’ensemble de la collectivité. Éviter de faire croître les disparités, n’est-ce pas souhaitable?




je suis fort impressionné par ton propos, ce matin, bonne journée, Charles