Prise d’otage des sentiers de motoneige par l’UPA: on chance qu’on «s’aime»…
Tout un sujet. Les agriculteurs de l’Abitibi-Témiscamingue et ceux du Lac St-Jean ont décidé d’interdire les sentiers qui traversent leurs champs. Toute une décision cela. Une chance que Ben Laden ne fait pas de motoneige au Québec.
La relation de la décision de ces agriculteurs avec l’industrie touristique? Aucune. Rien. Niet. Kaput. Nothing.
Leurs motifs? Des moyens de pression sur une industrie fragile pour être supporté et aidé dans leurs propres moyens de pression. Une prise d’otage sans kalachnikov.
Le dossier concerne une décision de la Financière Agricole et du gouvernement qui viennent de couper le soutien (subventions) aux moins performants des agriculteurs. C’est ce contentieux qui justifie les actions de certaines de ces entités régionales.
Au niveau provincial, l’UPA a décidé de ne pas prendre position sur ce dossier. Cela serait d’encourager la sous-performance, nul doute. Ils ne l’ont pas dit, mais je l’affirme.
Le rapport avec le tourisme? Le rapport avec la Mauricie ?
Tout est une question de rapport de force. Cela me pousse vivement à réfléchir. En Mauricie, rien de tel ne semble planifié. Alors, je ne devrais rien dire. Ou ne rien écrire. Mais ceux qui me connaissent savent que je serai éloquent.
Alors, je devrais publiciser dans les salons américains de l’automne 2010 que Lanaudière et la Mauricie seront accessibles aux motoneigistes, sans plus. Est-ce que cela a du sens? Pas pantoute!
Les motoneigistes qui génèrent des retombées importantes ne viennent pas en Mauricie pour visiter uniquement la Mauricie, mais pour transiter dans les autres régions contigües. Le tourisme, c’est une industrie sans frontières administratives, sauf pour les amants de la structurïte qui sont trop nombreux, hélas.
Motoneige vs agriculture: impact pour impact…
Prenons-nous en à la motoneige, victime directe d’un conflit qui se joue sur un tout autre plan, mais qu’on peut néanmoins prendre en otage sans autorisation et sans remords. Cette mal-aimée, sans cesse qualifiée d’industrie «polluante» et nuisible, souvent sans plus de réflexion, n’aura qu’à se boucler le bec avec sa propre culpabilité. Capital de sympathie pour capital de sympathie, les agriculteurs se jugent gagnants.
D’accord. Alors jouons le jeu.
Je vais demander au BAPE rien de moins qu’une étude sur les GES de porcs et bovins soit entreprise. Et surtout, oui, un moratoire sur le renouvellement des cheptels. Tant qu’à y être, imaginez-vous si on arrivait à faire une relation entre les gaz de schiste et les flatulences des animaux préhistoriques!
Bien oui, les animaux émettent des gaz à effet de serre par leurs flatulences et éructations. Est-ce que ceux-ci sont d’un volume plus important que ceux émis par les motoneiges?
Et disons qu’en juin et juillet, bien peu de motoneiges circulent. Quoique…
Mais bon, revenons à nos moutons ou plutô t nos bovins.
Selon une étude de l’Institut national argentin de technologie agricole, «les 55 millions de bovins argentins produiraient ainsi environ 30% des émissions de gaz à effet de serre du pays». Bref, comme on le soulève dans ce même article, «ceux qui avaient prévu de changer leur voiture pour un attelage à boeufs afin d’être plus écolo n’ont qu’à bien se tenir! ».
Vous croyez cela négligeable? En tout cas, les données connues parlent d’un effet conjugué passablement important.
De plus, qu’en est-il de ce qui se dégage des lisiers de porc lorsque sont épandus? Passer plus de deux minutes à l’extérieur est presque surhumain à certains moments en saison estivale dans les secteurs où a lieu l’é levage de porcs.
Ok, ils devront se contenir ou, à tout le moins, sentir moins fort. On devrait l’exporter dans les déserts, tiens! Dans le Sahara. Au moins, personne ne s’en plaindrait, outre les chameaux. Et avec les nouvelles technologies et biotechnologies, peut-être pourrait-on y recré er le plus grand jardin au monde ?
Les agriculteurs me diront qu’ils étaient là avant et ont des droits acquis. Oui, un droit acquis d’empester l’air d’un village à plusieurs reprises et pendant des semaines. Mais un droit acquis de souiller les cours d’eau? Pas certain qu’il existe un droit immuable dans ce domaine.
L’environnement et ses règles, cela vous dit quelque chose ? Jamais je n’oserais affirmer que certains agriculteurs vident leur fosse à purin le dimanch e soir dans les champs qui s’écoulent vers les ruisseaux et les rivières, comme la rivière du Loup, la rivière l’Assomption ou la rivière Chaudière.
Pourquoi le dimanche? Parce que les gens du ministère de l’Environnement ne travaillent pas le dimanche. Non, personne n’a encore dénoncé cette situation, car elle perdure depuis bien longtemps.
Tant qu’à faire, je ne suggère pas aux agriculteurs de l’Abitibi-Témiscamingue et du Lac St-Jean de bloquer les routes de leurs régions. Ce serait surement plus médiatique de bloquer les champs et les pistes d’atterrissage de l’aéroport Montréal-Trudeau. Les flatulences et les éructations naturelles créeront des turbulences. Hum… Alors, risque d’écrasement.
Et pour éviter de pouvoir identifier l’origine de cette race bovine et porcine, alors la burqa s’imposera.
Non, mais tant qu’à faire…
Mauvaise cible
La motoneige – cette «grande» polluante – c’est la mal-aimée de ceux qui ne la pratiquent pas. Alors, prenons-la en otage, car bien peu de personnes viendront à sa défense.







Il n’y à pas de sentier de motoneige qui passe sur mes terres, mes soyez assurer que par votre attititude il n’en passera jamais. Même après ce conflit.
M. Nollet, je dirais simplement que vous jouez avez les poignées de la tombe du tourisme basé sur la motoneige. Vous dénigrez l’un des 2 seuls joueurs fondamentaux (l’autre étant les bénévoles) de cette industrie qui n’en retirent pas un rond. Rien. Niet. Kaput. Nothing.
pour vous paraphraser. Mais à qui donc vont les 50 à 55 M$ de retombées? Aux restaurateurs qui servent du bon boeuf (une entrecôte est issue d’un boeuf au cas où vous l’ignoriez) qui empestent votre secteur? Une chose est certaine, si il y a autant de retombées pour 3000 km de sentier ça fait plus de 16000$/km de retombées ça. Alors pour les 200 mètres qui passent par chez nous, vous devrez me le louer 1000$ pour que j’accepte à l’avenir. Ceci permettra de verser un autre tranche de 1000$ aux bénévoles pour que « votre » industrie cesse de s’enrichir sur leur dos et enfin, vous aurez les 1000$ qui resteront. La règle du tiers me semble bien logique maintenant. Les agriculteurs ont été plus que bons joueurs pour développer cette industrie et vous n’êtes même pas foutu d’en être reconnaissant. Pire même, vous chercher à les « emmerder » davantage. Pas fort du tout.
Vu la quantitée de subvention qu’il recoivent je pense qu’on ne devrais même plus poser la question aux agriculteurs avant de faire passer un sentier hivernal !!!
Quand on ne paie pas les taxes municipales et qu’une bonne partie de notre revenu vient de l’état, il est normal qu’on perde un peu de souverainetée teritoriale.
Que je suis tanné d’endre braillé des milionaires subventionnés.
En tant que guide de motoneige, j’ai plusieurs collègues qui ont perdu leur saison. Difficile, ils ont des femmes, des enfants…L’industrie de la motoneige fait vivre plein de villages, essence, restaurants, auberges qui, depuis des années encouragent les producteurs locaux et quoi ? ILs nous plantent un couteau dans le dos. Nous encourageons depuis, toutes nos relations d’affaire à ne plus s’approvisionner localement. En plus, je vois des agriculteurs se promener sur des terres privées sur leurs motoneiges sans demander l’autorisation…bonne chance