Les sentiers motoneige et VHR : Qui s’en préoccupe? Ville de Saguenay… avec l’argent des autres

2011 septembre 20
par dgtourismemauricie

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Il semble qu’à Saguenay, on a résolu le problème des sentiers de motoneige et de VHR de façon définitive.

Comme Ville de Saguenay avait sur son territoire environ 200 km en territoire agricole, le premier magistrat de la ville a décidé de constituer un fonds de 200 000$ annuellement pour défrayer des droits de passage, et ce, pour les trois prochaines années.

Faut croire que le travail accompli dans les tables régionales VHR (véhicules hors-route) n’avançait pas au rythme qu’il souhaitait. La moyenne d’indemnité accordée serait d’environ 900$/km par année. Je me demande encore pourquoi le montan t moyen n’a pas été fixé à 250$/km ou à 5000$/km. Non, mais tant qu’à faire, pourquoi lésiner à la dépense?

Mais il y a quelques hics dans tout cela et on me crucifiera certainement pour mes interrogations.

Après l’éclair de génie, la facture

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Qui donc va défrayer ce montant? Je me demande bien d’où vont provenir ces montants surgis d’on ne sait où. Hélas, il semble bien que ces sommes ne viendront pas des coffres de V ille de Saguenay.

Hé oui, il est tellement facile d’engager l’ argent des autres. Comme ce magistrat a l’expérience assez récente d’une levée de fonds volontaire, pourrait-il entreprendre un chemin de Compostelle, de Damas ou de sentiers de VHR pour ré clamer ces fonds du grand public ?

Mais non, il a coupé au plus court : les hôteliers et l’ATR devront payer la note, même s’ils n’ont participé à aucune négociation.

L’ATR devra payer, point à la ligne. Sinon, sa décision sera une gifle à ceux qui le requéraient. C’est tellement facile d’énoncer un tel principe, quand ce n’est pas de ses propres fonds dont il s’agit.

Tellement facile d’exiger, voire d’acculer au pied du mur une organisation dont on ne comprend que trop peu son budget, ses obligations et ses impératifs.

Au diable, la concertation

Je ne comprends pas la situation ? Non, hélas, je la comprends tellement bien. Trop facile de conclure et d’offrir de l’argent qu’on ne contrôle pas.

Quand on sait que la province a un réseau de plusieurs dizaines de milliers de kilomètres de sentiers et que près du quart de ceux-ci sont en zone agricole, on parle d’un coût total de près de 9 000 000$. C’est fantastique. Aussi bien dé cider de clore le dossier.

Un suicide assisté annoncé n’aurait pas été mieux planifié.

Les cartes de motoneige des différentes régions sont déjà imprimées. Les espaces dans les salons sont déjà payés. Néanmoins, on va (encore) devoir se battre contre des moulins à vent dans bien peu de temps: selon les réponses obtenues à travers plusieurs questions chez plusieurs intervenants impliqués dans ce dossier, jamais une telle entente, ni ses modalités n’ont été partagées avec d’autres régions ou même dans la ré gion du Saguenay Lac Saint-Jean.

On est loin de la concertation. On est au plus fort la poche, mais avec l’argent des autres.

Quelques paramètres omis dans l’équation…

J’imagine le scénario possible:

Toutes les régions se lèvent et exigent demain matin la même entente. Il est bien peu probable que toutes pourront trouver les fonds nécessaires. Donc, tous les motoneigistes devront se diriger vers Ville de Saguenay pour pratiquer leur sport.

J’espère que les clubs de motoneige de ce secteur auront suffisamment de fonds $$$ et de neige pour entretenir le réseau des sentiers adéquatement.

Je n’ose imaginer un redoux majeur de fin janvier avec ses conséquences. Je n’ose imaginer l’effet du défilement de 10 à 20 fois plus de motoneigistes dans les mêmes sentiers.

J’imagine qu’à Québec, on pourra loger toutes ces motoneiges dans le nouvel amphithéâtre avant qu’ils prennent le sentier vers les Monts-Valin. Hum, j’y pense soudainement… Y a-t-il un enclos assez grand pour accueillir toutes ces machines à Ville de Saguenay?

Au moins, on va pouvoir économiser des frais chez la Sûreté du Québec. Bien oui, il n’y aura qu’un territoire à surveiller!

Prochaine étape, on érige un barrage sur la rivière Saguenay, tout prè s de Tadou ssac, et on fait des courses de drags ou bien de Formule 1. Vous pensez que c’est impossible?

Et devinez qui va financer cela ?

Hé la la la la.

Y a-t-il un avenir pour les évènements en régions?

2011 août 25
par dgtourismemauricie

Y a-t-il un avenir pour les évènements en régions? Joe Dassin se posait la même question.

Ah oui, je suis un prophète de malheurs. J’ai dénoncé en 2009 la mise en place d’évènements gratuits dans les grands centres urbains. Plusieurs m’avaient chuchoté que j’avais raison. Sincèrement, cela m’a bien peu flatté.

Pourquoi ne pas avoir élevé nos voix ensemble ? C’est très énigmatique comme absence de prise de position. Qui a donc à protéger quoi au juste ?

Quand on constate ce que vivent les grands évènements en régions depuis trois ans, je me dis que j’avais les dons de Madame Minou, d’un météorologue ou d’un économiste… J’avais prédit les nuages en formation à l’horizon. J’avais bien lu les lignes de la main. Mon analyse des 273 variables de l’économie n’é taient pas tout faux.

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Le futur ne s’annonce pas rose, loin de là.

Ensemble, séparément

Quelqu’un de la fonction publique me faisait remarquer il y a quelques temps que selon sa lecture de l’industrie touristique, les entreprises semblaient travailler beaucoup plus ensemble depuis quelques années. Comme il me soulignait, c’était son impression.

Ma réplique l’a sidéré : « Tout le monde travaille ensemble, séparément. »

Comment un entrepreneur pourrait-il subir les contraintes de ses « concurrents » dans la mise en œuvre de son plan d’affaires et de ses actions de promotion? Hé oui, les apparences sont parfois trompeuses.

Faut-il rappeler les paroles sages d’un ancien pilote de Formule 1 qui a osé dire tout haut ce qu’une certaine société bien pensante n’ose pas dire tout haut, à savoir que les évènements en régions, c’est bon pour les provinciaux, sans plus!

Hé oui, les gens de l’industrie travaillent « ensemble ». Cela en fut une belle démonstration. La chronique de Ronald King de la Presse  le 22 août dernier (La confusion des intérêts) est assez éloquente sur le chacun pour soi.

Les Assises du Tourisme 2011… et après…

2011 août 24
par dgtourismemauricie

Presque trois mois sans publier un nouveau billet. Suis-je devenu aphone ? C’est une éternité dans le monde du Web 2.0. Presque suicidaire dans ce domaine.

Pourtant, ce long silence aurait dû et aurait pu être beaucoup plus court suite à la tenue des Assises du Tourisme 2011 le 30 mai dernier. Un peu comme le Boléro de Ravel, on a assisté à un crescendo, mais la finale… Ouf.

Sachant tout le travail que cela a nécessité de la part d’entrepreneurs privés, pendant plusieurs mois, sachant tout les efforts investis par ceux-ci, les multiples rencontres, les consultations, les mémoires déposés, analysés, scrutés à la loupe en sous-comités, on pouvait espérer des résultats marquants, issus de cet exercice.

Suite à la présentation du rapport officiel : silence radio total.

Les constats

silence

Le rapport publié est somme toute intéressant. Du style BCBG. Des constats bien appuyés. Cela foisonne. D’ailleurs au Québec, nous sommes une société de constats.

On constate que les temps d’attente dans nos hôpitaux sont longs. On constate que nos viaducs s’effritent. On constate que nos élèves diplômés maîtrisent très peu leur langue maternelle. On constate que nous avons le double de structures municipales pour une population moindre que dans la province voisine.

Mais que fait-on pour changer cela ? Là réside tout le mystère… ou une réponse toute simple.

On ne veut rien changer! Ou à peine. La cosmé tique des choses. Sans plus.

Les attentes

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Pourtant, les gens qui assistaient à la présentation de ce rapport aux Assises du Tourisme 2011 s’attendaient à un signal, à un virage, à un plan, à des échéanciers et des moyens identifiés pour que cette industrie touristique reprenne une vitesse de croisière.

Je me rappelle fort bien d’une petite question, anodine, que j’ai posée à un participant au débat :

« Selon vous, quelles seraient les caractéristiques du leader dont cette industrie aurait besoin pour avancer ? »

Plusieurs se souviendront longtemps de la réponse. Le temps de réflexion silencieux fut long et suivi de… Ah zut, je n’arrive pas à me souvenir. C’était le flou des mots, la réponse n’ est jamais venue. Ou en tout cas, elle n’a jamais décollé.

Un leader s.v.p.

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Oser définir le genre de leader requis allait remettre en question l’état de situation actuel et possiblement amener les échanges à un niveau beaucoup plus émotif que ceux auxquels j’ai assisté. On a semblé se replonger dans le statu quo.

Alors, on va continuer à prioriser financièrement les évènements dans les grandes régions urbaines. On va promener les touristes en bateau.

Et s’il en reste, on va soutenir les régions si elles n’ont pas abdiqué avant.

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